Bienvenue !

En cette fin d’année, j’ai la joie de vous écrire un petit mot.


Je reprends la plume d’une main enjouée car mes derniers écrits datent d’il y a près de 3 ans maintenant. J'ai beaucoup écrit à une période où ma quête existentielle était très intense. J’avais tant de questions et d’incompréhension sur le sens de la vie, que cela m’amenait à tout poser par écrit. J’étais alors beaucoup dans ma tête et j’abordais mes questions d’un point de vue philosophique, car je croyais que c’était la seule façon d’aborder les choses. Je me suis littéralement épuisée à tant chercher dans cette direction. J’ai écrit des centaines et des centaines de textes.


A chaque fois que j’écrivais un texte long et laborieux, à l’issue duquel il me semblait avoir découvert quelque chose sur la façon dont tournait le monde, mon enthousiasme était immense. Une incroyable effervescence pétillait dans ma tête. Je croyais percevoir enfin la lumière. Mais l’effervescence retombait très vite après quelques heures et rien dans ma vie ne changeait véritablement. Finalement, je ne comprenais toujours pas grand-chose.


Je mourrais et je continuais de mourir, littéralement. J’avais commencé à mourir déjà avant d’écrire. De ne pas trouver la lumière et de ne pas savoir où la chercher.


Un jour, j’ai accepté cette mort qui me gagnait progressivement. Je me suis résignée à l’échec et à l’impossibilité de comprendre quoi que ce soit. Je me souviens m’être rendue dans la forêt de mes Vosges natales, comme je le faisais régulièrement, et d’avoir supplié les arbres – et le ciel à travers eux- de me venir en aide. Un dernier espoir. Demander l’aide du Ciel.


C’est bien plus tard, des mois plus tard, que j’ai su que j’avais été entendue, et que j’avais été soutenue depuis le début par de nombreuses forces de lumière. Quand j’ai cessé de chercher à comprendre le monde, des réponses me sont venues. Au-delà de toute compréhension. Même si mes écrits philosophiques ne m’avaient apparemment pas aidée, à travers eux j’avais été au bout de quelque chose. J’avais fait une bonne part du chemin. Jusqu’à un tournant radical. Un retournement. Jusqu’à ce qu’une porte s’ouvre sur un autre monde dans lequel il n’y avait plus de place pour le questionnement ou la compréhension.


J’ai cessé d’écrire quand j’ai commencé à entendre les arbres et la nature. Quand j’ai découvert l’infinie beauté qui se trouve au-delà de nos questions. Quand j’ai découvert la présence de la véritable lumière, source de tout ce qui est.


Cela n'est pas évident. J’ai du tout déconstruire de ma vie, dépasser mes croyances les plus tenaces, aller au fond de moi-même, mourir bien des fois et réapprendre, peu à peu à me familiariser avec une toute autre façon d’être dont j’avais toujours pressenti l’existence, mais que j’avais jusque là cherché avec un outil très primaire. Jusqu’à user complètement l’outil.

Et j’ai cessé d’écrire.


Je choisis de reprendre la plume car il y a des choses qui ont envie d'être dites et qui cherchent une main pour ce faire.


Ecrire, ce n’est pas nécessairement se mettre au service d’un mental exigeant, comme je le faisais auparavant. Ecrire, ce peut être désormais de mettre sa plume au service du cœur. Au service de la lumière. Je découvre cela en ce moment de ma vie, et je le partage avec vous.


Je vous souhaite à tous une belle fin d'année.


Marie



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